Forum exclusivement yaoi. Seuls et prisonniers...
Accueil­Calendrier­FAQ­Rechercher­S'enregistrer­Membres­Groupes­Connexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 Il faut sauver Athrun...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Kuro Shizumu
~ Médecin ~


Féminin
Nombre de messages: 47
Age: 20
Date d'inscription: 27/09/2005

MessageSujet: Il faut sauver Athrun...   Lun 20 Fév - 1:53

Le docteur avait franchi les couloirs à une vitesse folle, suivant son ami de près pour finalement se retrouver dans son bureau. La pièce était minuscule, certes, mais à l'image de son propriétaire: bien vivante. Kuro se faisait une joie d'enjoliver ce sous-marin du mieux qu'il pouvait, au moins ça mettait un peu de vie... Mais malgré toutes les couleurs qui pouvaient bien se trouver sur les murs, en ce moment même, la petite pièce pourtant si joyeuse, respirait la douleur. Oh oui! Elle était bien présente. À un point tel que je crois qu'il aurait été possible de la voir...et même la toucher. Cette douleur qui se percevait dans la voix de Cyriel, effrayé par la mort qui venait lui voler, encore une fois, une personne qu'il chérissait tant. Cette même douleur que Kuro avait ressenti à la perte de sa mère, et qui maintenant se lisait dans les yeux de son meilleur ami. Cette foutue douleur qu'on ressent tous à un moment ou un autre, mais qu'on ne saurait souhaiter...non, pas même à son pire ennemi. Il fallait agir et vite! 3 minutes. 3 petites minutes, c'est tout ce dont Kuro disposait pour réanimer Athrun et empêcher la grande faucheuse de terminer sa triste besogne. Il n'en était pas question!

Il n'y avait absolument pas de temps à perdre! Sans même dire un mot il se précipita sur le corps inerte. La réanimation cardiaque, c'était le seul moyen. À cheval par dessus lui, il faisait tout ce qui était en son pouvoir pour le sauver. Il n'y avait aucun instrument technologique à portée de main... tout ce dont il disposait, c'était sa volonté. Si jamais Athrun disparaissait, jamais Kuro ne pourrait se le pardonner. Non seulement d'avoir été incapable de le sauver, mais d'être la cause du malheur de Cyriel. Kuro agissait machinalement, si jamais il s'arrêtait ne serait-ce qu'une seconde pour penser à tout ce qui se passait, il perdrait tout ses moyens et ce serait bel et bien la fin pour Athrun. Les mains sur la poitrine du jeune homme, Kuro se répétait à lui-même ce qu'il devait faire pour éviter d'être distrait.

** 5 petits coups, une bouffée d'air, 5 petits coups, une bouffée d'air, 5 petits coups, une bouffée d'air... **

2 minutes, c'est tout ce qui lui restait désormais... C'est étrange comme le temps semble filer plus vite quand nous sommes entre la vie et la mort. Un énorme silence régnait dans la pièce, c'était comme s'il était devenu interdit de parler, ou même de faire le moindre son. Mais ce n'était pas un silence de désespoir, non, c'était plutôt un silence d'espoir. Malgré toute la peur qu'il pouvait bien y avoir dans cette petite pièce, il y avait encore de l'espoir...

1 minute, 60 secondes... Il ne restait plus beaucoup de temps et Kuro sentait une énorme pression qui l'écrasait littéralement. Désormais il en voulait à Athrun, pourquoi refusait-il d'ouvrir les yeux? Ce n'était pas le moment de dormir!

''Allez, je t'en prie!! C'est pas le temps de nous abandonner!!! T'AS PAS LE DROIT DE MOURIR! T'ENTENDS ÇA?! Ouvre tes yeux bordel!!!! Je le répèterai pas deux fois!!!!''

5 petits coups, une bouffée d'air... plus que 30 secondes, 30 minuscules secondes avant qu'il soit trop tard. Kuro sentait les larmes qui essayaient de prendre le dessus. Ce n'était pas le temps d'abandonner, pas maintenant! Même s'il avait l'habitude de ce genre de situations, ça fait toujours un peu peur. La vie de personnes que vous ne connaissez même pas est entre vos mains, et si jamais ça tourne mal...c'est à vous qu'on en veut. C'est vous qu'on accuse d'avoir mal fait votre travail. Même si c'était inutile, Kuro continuait de parler à Athrun, comme pour se rassurer. il ne restait que 15 secondes...

'' Allez...reste ici! Je t'interdis de me faire ça... ''

Le coeur du pauvre médecin se débatait dans sa poitrine, on aurait dit qu'il faisait un duel pour essayer de sortir de là.

''S'il te plait... ne meurs pas...''

5 petits coups......une bouffée d'air.... c'était bel et bien terminé. Le temps s'était écoulé. Kuro agrippa le pull d'Athrun et il planqua son oreille sur sa poitrine pour essayer de percevoir le moindre battement. Il n'y avait rien à faire, une larme coula sur la joue du médecin, c'était terminé...

(HAHA!!!! Je vous laisse dans le suspense!! C'est toi qui va décider du sort d'Athrun. Moi j'ai fais ce que j'ai pu, reste à voir si les miracles existent...)

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Athrun Redflow
Admin - ~ Inalothérapeute ~


Nombre de messages: 33
Âge du perso: «Il y a beaucoup de lumières mais aucune ne brille pour moi...jamais...»
Citation: Restauration [encore aux études, petit boulot temporaire]
Date d'inscription: 05/09/2005

MessageSujet: Re: Il faut sauver Athrun...   Mer 8 Mar - 14:39

Si bien…
Dans un endroit sans contraste ni contrainte, une infinité de ténèbres aux vertus contradictoires de leurs effets usuels. Celles-ci s’avéraient calme, rassurante, confortable. Et il s’y vautrait sans retenue. Un lieu d’une distance telle que ni les entraves du temps ni celles du réel ne pouvait l’atteindre. Aucun rêve, ni espoir non plus d’ailleurs. Uniquement cette sérénité qui apaisait les fièvres de son âme mourante. Parfois, l’affolement instinctif parvenait à percer cette étrange quiétude qui l’englobait, mais jamais assez forte pour la briser.

«Allez…t'en prie…………..pas…..abandonner….PAS LE DROIT… T'ENTENDS… Ouvre… yeux…répèterai pas……»

Une voix. Une écho s’immisça en son havre de paix, faisant volé en éclats éparts cette illusion d’apaisement qui paralysait tout ses sens. Et la terreur, maladie maligne, infecta ses pensées qui se teintèrent alors de noir. Contrairement à l’ancienne obscurité, celles-ci lui apparaissait menaçantes, glaciales, une main aux ongles acérés qui se refermaient tranquillement sur sa nuque. Il ne parvenait pas à la repoussé, ni même à se tordre sous cette souffrance suffocante. Ses membres étaient encore endormis par ce sommeil si alléchant auquel il avait bien faillit mordre. Que restait-il à son esprit sinon la panique à laquelle il s’abandonnait? À vrai dire, absolument rien…
Il mourrait.
Un coup violent lui écrasa la poitrine, point central d’une onde de choc qui se propagea dans toute la superficie de son corps. Une haleine humide se força une entrée dans sa gorge, invasion d’air qui se fraya un chemin jusqu’à ses poumons qui l’emmagasinèrent. Son système luttant toujours obstinément contre la faucheuse en extirpa toute l’oxygène à sa disposition, quantité cependant encore trop insuffisante pour combler la carence.
Nouvelle impulsion. Son maigre corps se cambra sous le coup de cette douleur à laquelle il avait été si longtemps insensible. Après cette éternité de deux minutes, ses nerfs ne se souvenaient plus de ce que signifiait le mal, de l’impuissance cuisante que l’on éprouvait en sa présence. Il aurait souhaité ne jamais s’en rappeler.
Son sang bouillait, souffrant de son immobilité, impatient de recevoir l’énergie nécessaire afin de reprendre sa course. Retour du souffle chaud, sa poitrine se souleva un tantinet et la fébrilité ne s’en faisait que plus présente. Toutefois, un poids le compressait, l’empêchant de respirer librement. C’était si inconfortable. Il désirait se dégager, repousser cette présence étrangère qui se logeait sur lui et qui l’étouffait d’une exécrable manière. Malgré son incommensurable volonté, ses muscles demeuraient aussi immobiles que les objets logeant précédemment sur le bureau, bureau qui tenait provisoirement le rôle de lit. Lui aussi, incommodant.
Il voulait crier, implorer de l’aide d’une quelconque manière, mais il se voyait prisonnier d’une statue de pierre. Ses lèvres étaient entrouvertes, mais les mots lui semblaient trop lourds. Même sa bouche n’osait les articulés. On avait scellé ses paupières, cloué ses mains, ses bras, ses jambes et ses pieds, immobilisé son pectoral afin qu’il n’effectue plus jamais le mouvement respiratoire, condamné son âme par les limites de son enveloppe charnelle.
Il mourrait.
Dernière pression à l’abdomen, la tension était à son comble. Si son système respiratoire n’évacuait pas ce surplus d’air qu’on lui imposait, ses poumons éclateraient.

*kof* *kof*

Un râle profond s’extirpa de sa gorge, comme s’il s’agissait d’une voie demeurée trop longtemps inemployée et dont la rouille c’était fait logis. En proie avec une violente quinte de toux, Athrun fronça les sourcils, exprimant son désagrément. Il entama machinalement ce geste que l’on enseigne aux enfants lorsqu’ils sont malades, celui de mettre la main devant la bouche, mais le suspendit par son manque de force. Son bras retomba donc mollement sur la surface froide du bureau tandis que le garçon entrouvrait faiblement les yeux, découvrant ses prunelles rouges. Sur le moment, celles-ci se voyaient dépourvue de leur flamme, trop épuisée pour ne produire qu’une vulgaire étincelle. En fait, au travers cette mince fente, il ne percevait que de vagues formes. Le visage penché sur lui ne s’avérait qu’un masque dépourvu de traits. Une vision assez traumatisante et il préféra donc clorent ses paupières à nouveau.

"j…je suis…f…fatigué…"

L’eau s’accumula, formant de petites gouttelettes cristallines qui dévalèrent bientôt la courbe de ses joues.

"…vrai…vraiment fatigué…"

Il était en piteux état, mais qui ne le serait pas après avoir échappé de justesse à la mort?

_________________
A broken heart cannot be repaired
But your broken faith can be restaured
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://mao-no-oni.deviantart.com/
Cyriel Lastdream
~ Soldat ~


Nombre de messages: 25
Date d'inscription: 08/11/2005

MessageSujet: Re: Il faut sauver Athrun...   Jeu 23 Mar - 0:34

3 minutes. Ou plutôt des heures. Des heures à regarder encore et encore Kuro perdre espoirs au fil des secondes. Des heures à rester là, impuissant et inutile, à observer la vie s’échapper d’Athrun. La mort se mouvait contre le corps glacé de Redflow, caressant les longs cheveux, les lèvres, les formes de celui-ci, augmentant la rage meurtrière du soldat. Cyriel la voyait très bien. Cette même créature ayant brisé sa vie une première fois. La même qui la détruirait définitivement dans quelques instants. Si Athrun le quittait, Cyriel Lastdream ne serait plus.

On arracha le suicidaire à ses pensées pour le projeter dans le présent si violemment qu’il en eu le vertige. L’œil affolé de Cyriel cherchait désespérément Athrun, comme s’il avait été dans une foule. Il trouva un médecin, son ami, penché sur lui, une larme sinuant sa joue. Cyriel ne comprenait pas. Pourquoi Kuro ne faisait-il rien ? Pourquoi avait-il cessé ses pressions continuelles sur le torse de l’inahlo ? Pourquoi abandonnait-il ?

"Non..."

La réponse était évidente et pourtant si improbable. C’était pourtant clair, Athrun était…

"…non…"

Les murs, les meubles, les objets, tout commença à tourner. Tout tournait, encore en encore, de plus en plus vite, restreignant l’espace de la pièce, de quoi vous rendre malade. Cyriel ferma les yeux, ou plutôt l’œil qui lui restait. Il voulait disparaître. Il voulait mourir. Le mal était inhumain. Il vous pulvérisait les entrailles, vous broyait l’estomac, en prenant bien soin d’arracher votre cœur et de vous envoyer dans un état de démence le plus cruellement possible. On vous prenait tout, sans répit et sans pitié. Au contraire, tout cela était dû à vous. VOUS aviez tué la personne aimée. VOUS étiez un assassin et on vous punissait de VOS fautes. Vous n’aviez que ce que vous méritiez.

*kof* *kof*

Le déluge s’arrêta soudainement. Les voix témointes du crime de Cyriel s’éteignirent. Celui-ci se risqua à observer les lieux. Tout était normal, plus aucun objet ne voltigeait, plus rien ne bougeait. Rien, excepté…

"….Athrun ?"

Le faible corps du revenant s’agita apparemment douloureusement sous une vilaine toux. Cyriel lui, était figé. Il n’osait faire le moindre geste qui causerait l’arrêt de ce rêve. Car il était bien en train de rêver. Tout ceci n’était que pure fiction, mais le soldat redoutait sa fin. C’est alors qu’Athrun ouvrit les yeux. Deux yeux magnifiques, d’un rouge intense vous saisissant l’âme et vous faisant fondre le cœur au moindre regard. Ces yeux, Cyriel les connaissait parcoeur. Redflow ferma les yeux à cet instant. Le rêve était terminé, la cruelle réalité reprenait son cours…

"j…je suis…f…fatigué…"

Cette voix. Éteinte mais encore pure et douce, elle retentit dans la pièce engloutit par un silence funéraire. Le mal de perdre un être cher était terrible, mais il équivalait à la joie que pouvait ressentir Cyriel à cet instant précis. Ses entrailles regagnaient leur place, son estomac se calma et son cœur se remis à battre normalement. Normalement? Pas vraiment, il battait maintenant à tout rompre, risquant de traverser le corps pourtant ferme du soldat. Ce même soldat s’approcha doucement de l’inahlo, sans un geste, sans un mot, mais avec un regard oh combien reconnaissant. Des larmes coulaient craintivement sur les joues glacées du malade et semblait lui brûler la peau. D’une main tremblante, Cyriel les effaça tendrement, caressant le visage d’Athrun par le fait même.

"…vrai…vraiment fatigué…"

Lastdream, par la plus grande délicatesse, déposa un baiser sur le front du miraculé et le serra contre lui. Le cœur d’Athrun battait faiblement, mais rapidement afin de reprendre le temps perdu. C’était beaucoup trop pour le soldat. Beaucoup trop pour ce cœur froid, laissé trop longtemps en solitaire. Des larmes défilèrent une à une sur sa joue et retombèrent sur la chemise de Redflow qu’il aggripait. Cyriel Lastdream, soldat craint et respecté par tous, sanglotait. Les larmes s’arrêtèrent néanmoins après quelques instants pour laisser place à un tendre sourire. Il approcha amoureusement son visage de celui de l’ange et lui souffla tendrement :

"Cyriel...je m’appelle Cyriel… "

(Kyosa: gomen pour le retard -___-'
Cyriel: Un jour de plus et tu n'étais plus des nôtres Evil or Very Mad
Kyosa: haha, très drôle !
Cyriel: je suis sérieux !
Kyosa: O.O)

_________________
~Il y a des choses que le temps ne peut cicatriser...
des blessures si profondes qu'elles se sont emparées de vous...~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Athrun Redflow
Admin - ~ Inalothérapeute ~


Nombre de messages: 33
Âge du perso: «Il y a beaucoup de lumières mais aucune ne brille pour moi...jamais...»
Citation: Restauration [encore aux études, petit boulot temporaire]
Date d'inscription: 05/09/2005

MessageSujet: Re: Il faut sauver Athrun...   Mar 4 Avr - 13:19

Un tissu soyeux caressa son épiderme, activant ses terminaisons nerveuses qui propagèrent cette sensation qu’est celle de la douceur. Cette même main cueillit les larmes qui mouillaient les joues blêmes du malade, précédées de lèvres qui se posèrent sur le front encore froid avant de s’envoler tel un papillon éphémère. Puis, on l’emprisonna d’une étreinte et, malgré sa condition de santé, Athrun retint un hoquet de surprise. Il risqua un furtif coup d’œil qui lui offrit l’image attendrissante du soldat, en pleurs. Ses paupières -maudites soient-elles- lui coupèrent subitement la vue, alourdie par la fatigue.
Il se retrouvait blotti contre lui, tout contre lui, ses bras enlaçant son corps animé de frissons, son épaule accueillant sa lourde tête. La chaleur s’immisça à nouveau dans sa chair, conduite par cet enlacement oh combien rassurant.
Un ébranlement lui indiqua un mouvement de la part de son gardien. Bientôt, une déferlante chaude contre son visage permit à Redflow de visualiser la posture du garçon en dépit de l’absence totale de preuves oculaires. Le souffle s’avoua porteur de mots qui mirent un certain temps à être décodés par son esprit embrumé. Cette révélation eut l’effet d’un sérum de bien être qui se propagea dans le système affaiblit du miraculé. Avec un effort considérable, le jeune homme offrit un regard gratifiant à son chevalier.

"Cyriel…c’est un très joli prénom…"

Ce n’était pas raisonnable de gaspiller ainsi son énergie, mais Athi jugea la dépensé pour une juste cause. Déjà à distance réduite, il s’étira légèrement pour faire présent à ce Cyriel d’un baiser sur la joue. Un petit sourire amusé éclaira le visage du garçon qui se laissa mollement retomber contre le torse de Lastdream, entraînant dans sa courte chute l’ambiance lourde de la pièce. Le monde reprenait son cours avec une légèreté presque ironique vis-à-vis de la gravité des évènements l’ayant suspendu.

" …merci…Cyriel…"

Le remercier était la moindre des choses, parce que, bien au-delà d’une renaissance corporelle, il s’agissait d’une renaissance psychologique. Échapper d’une telle justesse à la mort réveillait chez Athrun cette appétit de vivre assoupie depuis le début de sa sentence, la même dont tous les habitants de Tethys souffrait : l’emprisonnement dans cette boîte de conserve qu’était la base sous-marine. Cependant, à tous n’apparaissait pas la chance du jeune miraculé, celle de tout repartir à zéro.
Redflow devrait toutefois réaliser l’existence d’une telle opportunité, constater la vivacité de cette nouvelle flamme qui animait son cœur et se ressaisir pour braver cet épisode sombre. Pour l’instant, seul les sentiments de gratitude et de soulagements se démarquaient dans son chaos intérieur. Quand aux autres émotions, seul le temps leur permettrait d’émerger de son cœur paresseux, qui tentait de profiter de ses dernières heures de sommeil. Justement, c’est ce même sommeil que réclamait son organisme et les retombées de cette carence commençaient à se faire plus insistants. Son cerveau lui semblait avoir été ficelé par des cordes subissant des tensions dans diverses directions opposées. Rien de bien agréable. Et son estomac dont seule la bile comblait le vide souffrirait bientôt d’ulcères si on ne répondait pas à ses borborygmes plaintifs.

"Je ne me sens…pas très bien. Tu veux bien rester avec moi…Cyriel…? "

Au fil des minutes où il luttait contre la fatigue, son état se dégradait. À présent, il pouvait à peine bouger et parler comme réfléchir s’avérait des actions toutes aussi ardues. Certes, mais Athrun ne pouvait se résoudre au silence. Peut-être pour rassurer ce Lastdream qui semblait préoccuper par son bien-être. Peut-être craignait-il également de se taire à jamais…Quelle que soit la véritable réponse, peut-être aurait-il du économiser ses forces plutôt que de batifoler avec le soldat. Eu…enfin…pas batifoler tout de même! Juste le taquiner…

_________________
A broken heart cannot be repaired
But your broken faith can be restaured
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://mao-no-oni.deviantart.com/
 

Il faut sauver Athrun...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WW3 :: Tethys 07 :: Niveau 0 :: Bureau du Docteur Shizumu-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet